Saint-Bruno-de-Guigues, le 21 janvier 2025 – Québec Matériaux Innovatifs Corp. (CSE : QIMC, FSE : 7FJ, OTCQB : QIMCF) (“ QIMC ” ou la “ Société ”) est ravie d’annoncer une avancée majeure dans le cadre de son projet d’hydrogène de Saint-Bruno-de-Guigues. Nos plus récents essais, réalisés dans des puits de surveillance peu profonds, ont dépassé nos attentes. Une mesure de la concentration d’hydrogène a atteint un sommet de 7 119 parties par million (ppm) et s’est stabilisée à 2 886 ppm. Cinq autres mesures ont dépassé 550 ppm, dont une de plus de 2 400 ppm, une de plus de 1 000 ppm et une de plus de 900 ppm. Ces résultats exceptionnels, enregistrés à des profondeurs allant jusqu'à 50 mètres, sont localisés dans de nouvelles zones de failles identifiées grâce à l'imagerie de tomographie électrique réalisée par l'INRS à l'automne 2024. L'observation de fortes concentrations d'hydrogène dans les roches fissurées et/ou sous les horizons du sol confirme nos observations précédentes selon lesquelles l'hydrogène provient de sources géologiques profondes et non de processus de fermentation biogénique impliquant la matière organique du sol. De plus, la quasi-absence de dioxyde de carbone (CO₂) confirme ces résultats.2) et le méthane (CH4) (concentrations à l'état de traces) dans les échantillons souligne la pureté de cet hydrogène profondément enfoui, renforçant les avantages environnementaux de cette ressource.
“ Cette réussite, malgré les conditions hivernales rigoureuses, souligne la robustesse de nos modèles géologiques et géophysiques et confirme notre identification géophysique des zones de failles potentiellement advectives comme zones clés pour l’hydrogène naturel abondant ”, déclare John Karagiannidis, PDG de QIMC. “ L’absence de gaz à effet de serre nocifs place QIMC à l’avant-garde du développement énergétique durable au Québec et contribue à faire de l’hydrogène géologique une source d’énergie primaire. ”
Récemment, le QIMC a mené une campagne d'installation de puits de surveillance peu profonds dans des zones anormales préalablement identifiées lors des levés de gaz du sol à hydrogène de 2024 ou des levés tomographiques électriques de l'automne 2024. Ces puits de surface, forés par Multi-Drilling de Rouyn-Noranda, ont été installés le long des routes publiques de Saint-Bruno-de-Guigues et sur des terrains privés. Les deux premiers puits ont été forés le long du chemin des deuxième et troisième rangs (ligne 7), les puits 3 et 4 le long du chemin de l'ancienne mine Aiguebelle, et les puits 5 et 6 au nord du chemin du Quai (ligne 3). D'autres forages sont prévus : le puits 7 à l'ouest du chemin des deuxième et troisième rangs (ligne 7), le puits 8 au nord du chemin du Quai (ligne 3) et enfin les puits 9 et 10 le long du chemin du rang IV (ligne 1) à Saint-Bruno-de-Guigues.
La campagne d'installation de puits de surveillance poursuit plusieurs objectifs. Premièrement, expliquer la dynamique spatio-temporelle de la remontée d'hydrogène dans les sols de la région. Le QIMC avait besoin de plusieurs puits de surveillance pour effectuer des prélèvements sous l'horizon pédologique et, par endroits, dans la roche fracturée superficielle. De plus, la nature argilo-limoneuse des dépôts quaternaires de la région de Saint-Bruno-de-Guigues et le contexte météorologique régional laissaient présager que les eaux souterraines peu profondes étaient susceptibles de perturber le dépôt d'hydrogène. Les puits permettent de prélever des échantillons d'hydrogène dissous dans l'eau ainsi que du gaz accumulé en tête de puits (gaz de l'espace de tête).
Lors du forage des puits, des carottes de roche ont été systématiquement prélevées afin de caractériser les propriétés pétrophysiques, pétrographiques et géochimiques des roches protérozoïques du Groupe Cobalt et, localement, des calcaires dolomitiques ordoviciens du Groupe de New Liskeard. Les roches du Groupe Cobalt sont des roches sédimentaires anciennes, légèrement métamorphisées mais peu déformées, reposant en discordance sur la ceinture de roches volcaniques et intrusives archéennes du Groupe Baby. Selon notre modèle d'exploration, cette unité à très faible perméabilité est omniprésente dans la région et pourrait agir comme une barrière imperméable limitant la remontée d'hydrogène vers les zones fracturées tardivement par la faille extensive associée au graben du lac Témiscamingue.
Parallèlement à ces travaux, l'INRS a réalisé une étude de tomographie de résistivité électrique (TRE) (section de 2 km) et une étude audiomagnétotellurique sur des parcelles agricoles bordant les chemins des deuxième et troisième rangs (ligne 7) et le chemin du Quai (ligne 3) à Saint-Bruno-de-Guigues. L'objectif principal de la section TRE de la ligne 7 était d'obtenir des données géoélectriques des grès du Groupe Cobalt, afin de vérifier l'homogénéité et l'intégrité de cette unité, considérée par l'INRS comme une barrière à faible perméabilité aux gaz. L'étude visait également à documenter la présence de dépressions d'épaississement glacio-lacustres (épaississement local des terrains de couverture). Ces zones pourraient avoir été affectées, entre autres, par des failles postérieures associées au graben du lac de Témiscamingue. La figure suivante (Figure 1) présente les résultats de l'inversion 2D des données géoélectriques acquises à l'aide d'un réseau de câbles totalisant 1600 m avec un espacement inter-électrodes de 20 m. L'imagerie ERT obtenue et les observations pétrographiques en lames minces mettent en évidence que, malgré l'origine sédimentaire des grès du Groupe Cobalt, un métamorphisme de bas grade a considérablement réduit la perméabilité de ces roches de couverture (Domaine C) et que cette unité est extrêmement homogène et électriquement isotrope (résistivité électrique). Une fosse (D domaine), présent entre 500 et 750 m le long de la section, montre la présence de plus de 100 m de sédiments modérément résistifs reposant sur le Groupe Cobalt (Domaine CCe domaine semble être lié à la présence de matériaux sableux et graveleux situés sous l'horizon argilo-limoneux glacio-lacustre (Un domaine). Une unité présente au sommet de la fosse (Domaine E) et sous l'unité limono-argileuse (Un domaine), présente des valeurs de résistivité anormales qui pourraient être interprétées comme une zone d'accumulation de gaz dans des matériaux quaternaires poreux et perméables. De même, l'anomalie Domaine F, situé entre 1025 et 1150 m, pourrait également contenir une accumulation locale de gaz ouvrant la voie à des analyses avancées des gaz du sol et à l'installation stratégique de puits supplémentaires pour exploiter pleinement le potentiel du site (Fig. 1).
Figure 1. Modèle d'inversion géoélectrique 2D des données de résistivité électrique mesurées sur un tronçon de 2 km à l'est du Chemin des 2e et 3e rangs à Saint-Bruno-de-Guigues. Quatre câbles de 400 m chacun (1,6 km au total) avec des électrodes espacées de 20 m. Méthode d'acquisition par gradient.
“ Ces résultats représentent une réalisation majeure pour QIMC et la province de Québec ”, souligne John Karagiannidis, PDG de QIMC. ” Produire de l’hydrogène naturel d’une telle pureté dans des conditions hivernales rigoureuses témoigne de notre excellence technologique et de notre vision stratégique. Cette étape importante accélère notre mission de fournir de l’hydrogène naturel durable et propre et consolide le leadership de QIMC dans le domaine de l’hydrogène géologique. Nous sommes déterminés à stimuler la croissance et à créer de la valeur à long terme pour nos parties prenantes. ’
De plus, au printemps 2025, QIMC entreprendra un programme de forage géotechnique de 15 trous visant à recueillir des données essentielles sur le sous-sol. Cette initiative permettra d’approfondir notre compréhension des conditions du site et de garantir l’intégrité des futurs développements d’infrastructures.
À propos de l'INRS et du Pr. Marc Richer-LaFlèche, P.Géo.
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est un institut de recherche et de formation de haut niveau. L’équipe du Pr Richer-LaFlèche possède une expertise exceptionnelle en géologie, géochimie et géophysique, notamment dans les régions des concessions récemment acquises par QIMC. Elle a mené plus de six années de travaux géophysiques et géochimiques et réalisé des milliers d’analyses de gaz du sol (C1-C4).
- Richer-LaFlèche détient également une subvention du FRQNT, en partenariat avec le Réseau des mines et de la géologie du Québec et l’industrie minière, pour développer et optimiser une méthode d’analyse des gaz du sol permettant la détection directe des corps minéralisés et des failles sous la couverture quaternaire. Outre les gaz sulfurés, l’hydrogène a été systématiquement analysé lors des nombreuses campagnes de levés effectuées en 2023 en Abitibi, à Témiscamingue et dans les Appachies québécoises. M. Richer-LaFlèche est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué et en a pris connaissance.
De plus, l’équipe de l’INRS dispose de plusieurs spectromètres à gaz portables ainsi que du matériel d’échantillonnage et de la logistique nécessaires pour prélever des échantillons de gaz et effectuer des mesures géophysiques sur le terrain ou en milieu aquatique. Il est géologue professionnel, membre de l’Ordre des géologues du Québec et personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué. Il a pris connaissance de l’information qui y est présentée et approuve le communiqué.
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À propos de la Société des matériaux innovants du Québec.
Québec Innovative Materials Corp. est une société d'exploration et de développement minier qui se consacre à l'exploration et à l'exploitation du potentiel des abondantes ressources du Canada. Possédant des propriétés en Ontario et au Québec, QIMC se spécialise dans l'exploration de gisements d'hydrogène blanc (naturel) et de silice à haute teneur. QIMC s'engage à adopter des pratiques durables et à innover. Axée sur la gérance environnementale et l'utilisation de technologies d'extraction de pointe, notre entreprise vise à libérer tout le potentiel de ces matériaux afin de favoriser des solutions énergétiques propres pour alimenter l'intelligence artificielle et une économie carboneutre et contribuer à un avenir plus durable.
QUÉBEC MATÉRIAUX INNOVANTS CORP.
John Karagiannidis
Directeur général
Tél. : +1 438-401-8271
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